Archive for Februar, 2011

Minister Guttenberg ist kein Historiker.

Donnerstag, Februar 17th, 2011

Ansonsten würde er wissen, daß

a) in der Wissenschaft bei uns das inzwischen üblich ist,
b) ein Verteidigungsminister, in der BRD,  keine lange „Lebenserwartung“ hat, d.h., zumeist dieser Posten eine Auslaufstellung darstellt. Denken wir an Strauß, Gerhard Schröder und u.v.a. …

Bei Historiker-Schülern, mit „mächtigen“ Doktorvätern stellt sich, bei derartigen Vorfällen, dann die Fakultät (oder gar die Universität) vor den Delinquenten, schwärzt den Mitteiler solcher „störenden“ Nachrichten an und fordert diesen auf, das gefälligst zu unterlassen.
So in dem Fall Afflerbach an der Universität Düsseldorf geschehen, der von Wolfgang Mommsen geschützt wurde. „Wollen Sie, dass Herrn A. der Doktortitel aberkannt wird?“

Dass ungebärdige Schüler des o.g. Wolfgang Mommsen das zum Brauch werden ließen, fremde Erträge zu adaptieren, bewies auch Stig Förster (heute Professor in Bern), der 1985 bereitwillig ohne Zitatangabe eine Kapitelüberschrift verwandte. Aber irgendetwas unternommen wurde in Düsseldorf nicht. Ähnliches passierte in der Disseration eines Herrn Storz in München. Aber gegen Schüler Fritz Fischers vorgehen, heißt in Deutschland, sich die „Bahnsteigkarte“ für die wissenschaftliche Karriere erwerben. Sollte so etwas, im umgekehrten Sinn, auch auf von G. zutreffen?

Warum also sollte Herr G. sich die Dissertation nicht gleich durch den Wissenschaftlichen Dienst des Bundestages schreiben lassen? Er war ja bereits Minister und hatte wenig Zeit. Alert wie er ist, läßt er Vieles versprechen; so glaubten wir aber bisher schon annehmen zu können.

Frankreich und München 1938 von Pierre Barral

Montag, Februar 7th, 2011

Francia-Recensio 2008/2 19./20. Jahrhundert – Histoire conteporaine

Torsten Hartleb, La France antimunichoise. Genèse, phénoménologie et fonction décisionnelle d’un complexe historique en 1947/48, Freiburg (Carsten Drecoll) 2007, 99 p. (Histoire), ISBN 978-3-939380-01-6, EUR 19,90.

rezensiert von/compte rendu rédigé par

Pierre Barral, Montpellier

On a souvent remarqué que les Français, plus que d’autres peuples, se plaisent à évoquer des précédents historiques dans leurs débats politiques; Ainsi, au début de la guerre froide, ils comparent volontiers »le coup de Prague«, qui établit en 1948 une démocratie populaire en Tchécoslovaquie, à l’accord de Munich qui, dix ans plus tôt, assura l’hégémonie hitlérienne sur ce pays. Un chercheur allemand a étudié la diffusion de ce »complexe de Munich«, sous la direction de Serge Berstein à l’Institut d’études politiques de Paris. Son texte a été partiellement publié par »Francia« en 1996 et sa parution en langue française est aujourd’hui la bienvenue. Car, fondé sur une enquête de presse et d’archives, il apporte une moisson de textes significatifs. L’analyse est illustrée de quelques extraits de presse et de schémas expressifs. Elle est construite avec fermeté, et même formalisée dans une démarche de politologue.

Il en ressort trois observations convergentes. D’abord, la crainte d’une expansion conquérante se localise à nouveau sur le même État ami: »Le Figaro« veut le montrer par la juxtaposition de deux cartes et »L’Aube« réédite sa brochure de 1938 »La Tchécoslovaquie devant notre conscience et devant l’histoire«,»parce que les situations sont, hélas, similaires«. Ensuite, les divers partis qui s’opposent pratiquent chacun parallèlement le »syncrétisme d’une autojustification rétrospective et d’une transformation politique actualisée«. Enfin, »le néo-munichisme anticommuniste« qui domine chez les commentateurs conditionne la perception des décideurs. Les diplomates mesurent »la valeur de la position stratégique que les Russes viennent de s’assurer à moindres frais encore qu’Hitler au moment de Munich«. Le ministre des Affaires étrangères, Georges Bidault (un historien de métier), développe le processus de négociation internationale qui aboutit à la conclusion du Pacte de Bruxelles, puis du Pacte atlantique.

Les grands alliés feront un succès plus large et plus durable à des formules concurrentes: le »rideau de fer«, invention piquante de l’imaginatif Winston Churchill, et la »guerre froide«, qualification heureuse du journaliste américain Walter Lippmann. Mais, écrit justement Hartleb, »le complexe de Munich« constitue »une singularité perceptive française«. On en décèle la survie au fil du temps dans notre vocabulaire polémique. Lorsque »Le Monde« penche un moment vers un certain neutralisme dans l’affrontement des blocs, son directeur Hubert Beuve-Méry se défend des accusations de faiblesse, en rappelant qu’il a été en 1938 un ardent avocat des Tchécoslovaques. En 1991, quand Saddam Hussein envahit le Koweït, l’intransigeance du président François Mitterrand et de son ministre Roland Dumas s’arcboute sur le souvenir amer que leur génération a gardée de l’humiliation infligée jadis par Hitler. Aujourd’hui encore, le dictionnaire »Robert« enregistre la définition du »munichois«: par extension, péjorativement«, »partisan d’une attitude de soumission face à une démonstration de force«.